Sagesse et gentillesse ne font pas bouillir la marmite : Venezia – Padova.
Vendredi 20 février
Prendre le train à Pise, changer à Florence. Voir Bologne, Prato pour la première fois ; se jurer d’y retourner. Arriver à Padoue.
Devant la gare, nous attendait Toby (surnom d’Ernesto !) qui nous fit monter dans son break familial sans miettes de pain sur les sièges. A la maison, on prit un thé au citron en goûtant les muffins qu’on avait raté. [Jules, Nils, Martin & co avaient rencontré la famille T. lors du road trip 2007 : dormir à Padoue ! Oui mais où ? Planter une tente dans un jardin...]. On a bu notre premier Spritz, et mangé notre première Polenta (les habitants du Nord de l’Italie sont surnommés les Polentoni – mangeurs de polenta – par ceux du Sud, les Terroni – travaillent la terre // très péjoratifs).
Samedi 21 Février
Lendemain matin, accompagnés de Toby et Dionisia (mamma), visite de la Cappella degli Scrovegni (décorée par Giotto & Co entre 1305 et 1308 sur commande d’Enrico Scrovegni). 15 intenses petites minutes à l’intérieur précédées de 15 minutes dans la salle vidéo (histoire de se mettre en haleine). Incroyables couleurs – le bleu du ciel, l’or des auréoles – et les expressions de bonheur comme de douleurs… émerveillement ! En outre, il s’agit de suivre un réel parcours “physique” pour comprendre l’oeuvre : de la voûte étoilée à la vie de Marie dans les registres supérieurs, à la vie et Passion du Christ se développant successivement sur les différentes parois.
Un expresso à la crème de menthe plus tard, visite du Palazzo della Ragione. Situé entre les deux places principales du centre ville historique (Place des Herbes, Place des Fuits = marchés), il a été édifié à partir de 1218 et accueillait les tribunaux et sièges administratifs. Aujourd’hui, le palais est constitué d’une unique salle au premier étage appelé “Le Salon” qui court sur tout le long du bâtiment (81 mètres), en dessous le marché couvert. Le salon est donc une immense salle voûtée en coque de navire renversée dans lequel se trouve une copie d’un gigantesque cheval de bois réalisé par Donatello, monture du mercenaire Gattamelata. Il est décoré de fresques développant un cycle (monumental) sur le thème de l’astrologie. Enfin, nous avons aussi foulé Prato della Valle, une très grande place qui ne ressemble en rien à nos prés ou vallées, et rencontré Justine et Antoine.
Dimanche 22 Février
De bon matin (Dionisia avaient rempli nos sac à dos de trucs qu’on aurait jamais osé acheté), nous avons décidé de partir pour Venise depuis la gare de Padoue (20 km). Dernier dimanche du carnaval qui s’est clôturé le mardi suivant. Malheureusement, nos amis Milanais (gares précédentes sur la ligne) avaient eu la même idée et nous ont fait comprendre qu’ils étaient assez sérrés comme ça dans les wagons… Tant pis, on a pris l’Eurostar et on s’est fait les plus discrets possibles…
Arrivée à Venise, une foule inouïe ! Alors, instinctivement, nous avons fui toutes ces personnes qui se suivaient frénétiquement pour aller Piazza San Marco pour la rejoindre par le chemin le plus long. S’en suivèrent des ruelles , venelles désertes Ô combien pittoresques ! Un sandwich face à San Giorgio Maggiore… Et tout compte fait, le Carnaval on l’a peu vu ! Enfin, on a bien croisé quelques personnes…
Le soir, Angela (la fille) nous a emmenés dans une “trattoria” soit-disant typique de la Vénétie avec ses amis (du cours de danse salsa latino). Au menu, pasticcio (qui avait tout d’un plat de lasagnes), pasta e fagioli – des mini-pâtes cuites dans un potage d’haricots blancs, bollito misto – mix de viandes bouillies (poule, langue en tranches très fines, saucisse, jarret de veau) accompagné d’une sauce blanche très piquante : il doit en exister de très bons, mais celui là ne valait rien par rapport au pot au feu de Mamie ! e Torta alle mandorle (amandes).
Lundi 23 Février
C’était bien, c’était chouette ! Parce que oui Venise est magnifique, parce que Padova on aurait bien aimé faire Erasmus là-bas, parce qu’on a quand même (trop) bien mangés, parce que Sous le soleil - Plus belle est la vie… Mais nous servir le café dans des tasses en porcelaine tous les matins, nous offrir le restaurant, nous emmener partout et pleurer à la gare… Point trop n’en faut.
1 comment mars 3, 2009
Una settimana da sola a Pisa
Une semaine seule à Pisa.
Ou revenons plutôt quelques heures auparavant, où nous étions… à Viareggio !
Viareggio si bourgeoisement vantée. On y était !
Samedi. Une après-midi au ciel bleuté, envie d’iode… quelques vingtaine de minutes plus tard, nous y étions. Je vous passe l’histoire de la bourgeoise, c’est ici. Si ce n’est qu’elle se situe sur la côte Ligurienne et que quelques 63 000 habitants y résident.
Nous avons passé la majeure partie de ce bel après-midi assis dans le sable. Pas d’odeur iodée, pas de marées, mais enfin elle était là : la mer ! N’imaginez pas une belle plage bretonne (ou normande) ! Non, en réalité c’est un peu cracra, car tout l’été ce sont que des plages privées tout le long de la côte. Néanmoins, le coucher de soleil était tout aussi beau, et nous a permis de nous demander qui avait pensé que la Terre était ronde en regardant un tel spectacle ! (Je lance d’ailleurs un appel !)
17h ! Le soleil s’était fait la malle, et le froid polaire s’était installé ! Rien de tel, que quelques chichis (achetés dans un petit boui-boui) pour se réchauffer (le bout des doigts). Devant le front de mer, “la Passegiata” avec pleins de boutiques un peu chic et des restaurants (un peu moins chic) et de grands beaux hôtels (comme à Cannes). Une coupure de courant générale de quelques instants, nous a fait sourire. Alors, là ne me demandez pas ce que l’on a fait, on a marché, marché. On avait faim, les deux et demi chichis chacun ne nous avait point calés. Peur de rien, nous sommes entrés dans une pizzeria à l’extérieur, disons SIMPLE. Et là, whaou ! Non pas la décoration (pourtant l’idée était là, se disputaient un coin de mur, Van Gogh et ses copains), l’odeur de l’ail, du basilic, de la tomate… et le four à bois. Avec une rapidité et une agilité impressionante Mr le Pizzaiolo cusinait, rentrait, sortait une infinité de pizzas. Apparaissaient alors devant nous, de jolies choses rondes gourmandes à souhait… que l’on pouvait acheter entières ou en parts.
Marinara : Tomates, ail, basilic, piment.
Margherita : tomates, mozzarella.
Foccacia farcie : jambon, mozzarella.
Cecina : Galette à la farine de pois chiches (ceci) et huile d’olive.
Bon, on a tout goûté ! Oui une petite part (ou deux) de toutes. Beaucoup d’émotions face à Mesdames Marinara et Cecina.
Le temps de manger sur la grande table en bois (pas de chichis, tout avec les mains), on avait vu défilé une bonne trentaine de personnes de tous âges, de tous milieux qui s’asseyait, emportait, repartait. Impressionante simplicité. Délicieux. On reviendra.
Ellipse
Pour ma part, la semaine seule à Pise commençait.
Il y eut un matin sans eau chaude, une jolie lettre avec un beau papier de Rennes, une carte postale de Lyon, le pain bio “Panda” (comme WWF, je crois) aux milliers de céréales, les clémentines d’Automne qui piquent un peu, et le chauffage (ça y’est, il est arrivé) !
En ce jeudi, je suis allée à Lucca avec Mathilde (française qui fait son master sur Keith Harring à Pise). En effet, nous devons faire pour le cours d’arts décoratifs, une exposé (seminario) sur le rapport du Congrès International d’ésthétique industrielle qui s’est tenu en 1953 à Paris. Ce dernier de 200 pages est paru comme supplément de la revue Esthétique Industrielle. C’est donc un petit bijou introuvable, enfin si, à la Fondazione Ragghianti qui possède une bibliothèque avec notamment un fonds légué par Ragghianti qui était un politique et historien de l’art. Et, tandis que la documentaliste faisait les photocopies pour nos collègues absents…
Nous sommes allés à l’exposition (un étage au dessus) “FACES, portaits dans la photographie du XXème siècle”. Un peu déçues que le tarif réduit ne s’applique qu’aux photographes et journalistes, nous avons payé nos sept euros. Jolie scénographie : un parquet chocolat noir qui craque, des plaques de bronze vieillies qui rapellent le sépia de certaines photos. Un parcours chronologique, des indiens d’Amérique aux enfants soldats en passant par les nus nouvellement érotiques et les hippies hollandais. Aussi rythmé de grands noms, que ce soit les photographes : Andy Warhol (et d’autres qui m’étaient inconnus , mais qui m’ont beaucoup séduits) ou les photographiés : Matisse, Stieglitz, Duchamp… L’exposition a lieu dans le cadre du “Lucca digital photo fest” parmis 17 autres, photos et vidéos.
2 comments novembre 21, 2008





































































































